xcleajon

Jon CLEARY

(1962 - )

Pianiste - Chanteur

R’n’B - Funk

11/08/1962

Naissance de Jonathan Cleary, à Londres, en Angleterre, dans une famille de musiciens et de voyageurs. Sa famille part s’installer à la campagne, à Cranbrook dans le Kent, au sud de l’Angleterre, alors qu’il est tout petit.

Une de ses grand-mères était chanteuse professionnelle dans les années 40 sous le nom de Sweet Dolly Daydream et un de ses grand-pères était danseur de claquettes, connu sous le nom de Frank Neville. Sn père jouait de la guitare dans un groupe de skiffle et sa mère est une passionnée de jazz New Orleans. Ila une tante qui lui fat découvrir des artistes comme Danny Hattaway, The Meters et Dr. John. Il est très impressionné par un de ses oncles : un jour il est dans un grotte dans le désert du Sahara, un autre, il vit dans une case du quartier des esclaves de la rue St Ann, à New Orleans d’où il lui envoie des lettres dans lesquelles il lui parle des brass bands et de Professor Longhair. C’est chez cet oncle qu’il écoute les 45t qu’il a ramenés et découvre la musique de Snooks Eaglin, Clifton Chenier et professor Longhair, à une époque où cette musique n’était même pas distribuée en Angleterre. Il grandit donc entouré de disques de blues, de jazz, de soul et de funk.

Le jeune Jonathan apprend à jouer de la guitare dès l’âge de cinq ans sue une guitare avec des cordes en nylon que lui avait offert son père. Il joue pour la première fois en public à 14 ans dans un endroit appelé The Duke Of York.

Il a 15 ans lorsqu’il monte son premier groupe pour jouer un blues inspiré de ce que faisaient Eric Clapton et Freddie King. Mais sa décision est prise : dès l’obtention de son diplôme d’art, son amour de la musique de New Orleans le pousse à trvaeser l’Atlantique pour se confronter à ses idoles. Il a alors 17 ans.

1979 – 1892

Une fois à New Orleans, il commença à traîner autour du Maple Leaf Bar. Si bien que le patron du club lui proposa de repeindre l’extérieur du club, en contrepartie il pouvait entrer gratuitement dans le club et boire la bière qu’il voulait ! C’est là qu’il assiste chaque mardi soir à la prestation de James Booker. Complètement pris par l’ambiance régnant dans le club, il réalise alors qu’il est vraiment attiré par le piano. Par chance, alors qu’il n’a même pas une guitare, l’appartement dans lequel il vit contient un piano, sur lequel il va s’entraîner chaque jour pendant des heures, inspiré par le génie de Booker ! Mais ce qui restera come une de ses lus grosses influences est la musique des Meters qu’il a la chance d’entendre très régulièrement, le groupe répétant de l’autre côté de la rue où se trouve le Maple Leaf qu’il repeint !

1982 - 1984

Il rentre ensuite à Londres où il forme un groupe de New Orleans R’n’B et se taille une réputation de musicien talentueux et distingué. Il a même l’occasion, un jour, de jouer avec Dr. John, de passage à Londres.

1984 – 1988

Cependant, l’appel de ‘Big Easy’ est plus fort et Jon Cleary revient s’installer à New Orleans. Il s’y produit aussi bien sous son nom, en solo, qu’avec d’autres artistes locaux jouant notamment avec Smokey Johnson, James Singleton et George Porter, Jr. Il joue notamment les lundis soirs au Tipitina’s et les mardis soirs dans son ancien fief, le Maple Leaf, p renant la place de James Booker, décédé alors qu’il était en Angleterre fin 1983. Un jour, Walter ‘Wolfman’ Washington assiste à l’une de ses prestations lors d’un concert de Mighty Sam McLain, et est conquis par son jeu de piano. Il lui propose donc de jouer dans son propre orchestre, dans lequel chante alors le grand Johny Adams. Ils jouent régulièrement dans l’infâme Dorothy’s Medaillon Lounge et tournent dans le sud-ouest de la Louisiane, le Texas et le Mississippi. Il est aux anges ! Jon Cleary restera deux ans avec Washington, deux ans pendant lesquels il va s’initier à une musique plus sophistiquée intégrant des influences latines.

Bientôt, il monte son propre groupe dans lequel quantité de musiciens vont se succéder, dont George Porter, Jr., Walter Washington, Kenneth Blevins, Johnny Vidacovich et James Singleton, parmi d’autres. Les musiciens du groupe changent  quasiment à chaque concert, mais il joue avec presque tous les musiciens de la ville. Il devient aussi l’un des musiciens de studio les plus demandés. Jon joue avec les légendes qu’il écoutait en 45t en Angleterre. Son rêve se réalise !

1988 – 1994

Son jeu de piano commence à intéresser de plus en plus de gens, et il est sollicité pour jouer avec des gens comme John Mooney, Guitar Slim, Jr., Johnny Adams ou Mark Bingham en 1989. C’est d’ailleurs ce dernier qui co-produit avec lui l’enregistrement de Alligator Lips and Dirty Rice, fin 1989. Mais, ne voulant pas être considéré comme une copie de Professor Longhair, Jon Cleary refise que son album soit publié aux USA ! Il ne sera disponible qu’en import japonais et Cleary l’utilise pour sa promotion et trouver des engagements. L’album sera publié en 1993 sur Ace Records, en Angleterre, avant d’être finalement réédité , avec une pochette légèrement modifiée, en 2006.

Cependant, il aspire à créer un groupe plus stable et soudé, capable de répéter pour jouer ses propres compositions. Il va alors solliciter deux jeunes musiciens, le guitariste DerwinBig D’ Perkins et le bassiste Cornell Williams, piliers d’un fameux groupe de gospel de New Orleans, The Friendly Travelers, qui avait enchanté Jon  lors de leurs prestations au Café Brasil. Le trio sera complété par le batteur Jeffrey ‘Jelybean’ Alexander, un habitué de Bourbon Street où il joue du R’n’B dans deqs groupes de reprises comme P.T.C. (Posin’ Till Cosin’) au club 544 depuis dix ans. En 1994, c’est avec cette formation, augmentée de Michael Ward aux percussions et du saxophoniste des Iguanas, Joe Cabral, qu’il se produit au Jazz Fest, sous le nom provisoire de Jon ‘King’ Cleary. Ils trouvèrent leur nom un jour, lors d’un concert de Johnny ‘Guitar’ Watson. Le guitariste présenta son bassiste comme étant « an absolute monster gentleman ». En entendant dire cela, Cornell et Jon se regardèrent ; ils avaient leur nom : Jon Cleary and the Absolute Monster Gentlemen étaient nés. Mais alors que le groupe commence à être reconnu comme l’un des tous meilleurs groupes de funk de la ville, il est contraint de rentrer précipitamment en Angleterre à cause d’un problème de visa. En effet, il est quasiment impossible d’obtenir un permis de travail comme musicien de funk à New Orleans !

1995 – 1996

De retour chez ses parents, dans le sud de l’Angleterre, il refuse de broyer du noir et se remet au travail. Il monte un groupe et commence à jouer dans les clubs londoniens sous le nom de King Cleary and his Savage Mooses. Il va aussi se consacrer à l’écriture de chansons. Grâce à un ami qui a transformé une vielle bâtisse du XVIème siècle en studio d’enregistrement, il peut passer des heures à travailler ses chansons. Il envoie ensuite quelques unes de ses bandes au producteur John Porter, qu’il connaît depuis l’époque du Maple Feaf Bar. Celui-ci les fait écouter à Taj Mahal, avec qui il travaille, qui, impressionné, veut l’engager pour son prochain disque et sa prochaine tournée. Pendant ce temps, Cornell Williams et Jeffrey ‘Jellybean’ Alexander restent en contact puisqu’ils participent au groupe Reward que créé Michael Ward.

1996 – 1999

Jon Cleary obtient un visa de travail temporaire et revient donc aux Etats-Unis en 1996 pour travailler avec Taj Mahal et John Porter. Après la tournée, il reprend contact avec Cornell, Big D et Jellybean avec qui il commence à répéter. C’est aussi à cette époque qu’il rencontre Bonnie Raitt, lors d’une session d’enregistrement avec Taj Mahal, avec qui il va bientôt collaborer très activement, en studio et en tournée. En effet, les multiples sessions auxquelles il participe lui permettent de rencontrer pas mal d’artistes.

1999 – 2006

En 1999, il décroche un contrat ave Virgin pour un album. Mais un budget limité et le manque de répétition l’amènent à l’enregistrer pratiquement seul, jouant de tous les instruments sur la plupart des titres. Moonburn est un très bon album de funk et de soul moderne, mais les ventes sont décevantes, principalement à cause du manque de promotion de la part de la maison de disques. Malgré cela, le groupe met le feu à la scène locale devenant le groupe le plus chaud du moment. Mais devant les difficultés à obtenir un contrat avec un label, le groupe décide d’enregistrer un album de façon indépendante, en tentant d’immortaliser sur bande le naturel et la vitalité de leur son en concert. Finalement, le groupe signe avec Basin Street Records et l’album Jon Cleary and the Absolute Monster Gentlemen est publié pour le Jazz Fest de 2002. Les ventes dépassent vite celles de Moonburn et le groupe bénéficie d’une énorme exposition en effectuant la première partie des concerts de la tournée de Bonnie Raitt, avec qui Jon continue de jouer. En 2003, la prestation du groupe à Cognac en laisse plus d’un « sur le cul » ! La soirée est magnifique et le groupe d’une cohérence impressionnante malgré un changement de batteur. En effet, Doug Belote a remplacé Jellybean. Quel son ils ont, à quatre musiciens !

En 2004, un nouvel opus, Pin Your Spin, voit le jour, toujours sur Basin Street. Comme l’album précédent, il est dédié, entre autre, à sa grand-mère Sweet Dolly Daydream ! Le groupe est en très grande forme et s’impose encore comme le meilleur groupe de funk de New Orleans. Mais Jon est toujours autant sollicité en tant que musicien de séance et est très souvent en tournée avec Bonnie Raitt. En 2005, comme beaucoup de gens, sa maison est inondée lors du passage du cyclone Katrina et des milliers de 45t qui sont stockés sur son plancher sont endommagés.

2006 – 2007

Jon repart en tournée avec Bonnie Raitt, cette fois-ci pour une durée de deux ans ! Du coup l’activité de son groupe s’en ressent énormément et seul un EP de quatre titres est édité en 2007, trois ans après Pin Your Spin.

2007 – 2009

Jon reprend de l’activité avec The Absolute Monster Gentlemen et parcourt la planète. Et c’est en Australie, au Vanguard Club de Sydney qu’est enregistré ce qui deviendra Mo Hippa, son premier album en public, publié en septembre 2008.

Depuis 2009

En 2009, il participe à l’enregistrement de l’album Piety Street du guitariste John Scofield, avec George Porter, Jr. à la basse, Ricky Fataar à la batterie, Shannon Powell aux percussions et John Boutté au chant, en plus de lui-même. Il participe à la tournée mondiale qui suit pour promouvoir le disque.

Dans le même temps, Jon Cleary repense sa musique dans une optique plus acoustique et crée une nouvelle formation, en trio, qu’il nomme simplement Jon Cleary: Piano, Bass & Drums. Le trio est donc composé de son piano, d’une contrebasse, tenue soit par James Singleton, soit par Matt Perrine, et d’une batterie dont joue le batteur le Lafayette Doug Belote.

Jon Cleary poursuit donc sa carrière selon trois axes : l’un en solo, un second, plus funky avec son groupe The Absolute Monster Gentlemen, et un troisième, tendance acoustique, avec son nouveau trio.

En 2012, il publie son cinquième album studio dans lequel il propose sa propre vision des chansons d’Allen Toussaint.

Début 2013, il se produit avec son nouveau groupe, the Diabolical Fandangos, toujours dans la même veine d’une musique rythmée et syncopée largement inspirée des maîtres que sont James Booker et Professor Longhair.

En plus d’être un pianiste de studio très apprécié, Jon Cleary est aussi un chanteur à la voix très particulière, douce et rocailleuse à la fois. Selon Bonnie Raitt, avec qui il joue depuis des années : « Jon Cleary is the ninth wonder in the world. » Ses concerts sont toujours des moments forts, que ce soit dans une petite salle ou au sein des grands festivals auxquels il participe.

Discographie

Alligator lips & Dirty Rice

Oomalawalla

1990

Alligator lips & Dirty Rice

Ace

1993

Moonburn

Pointblank

1999

Jon Cleary And The Absolute Monster Gentlemen

Basin Street

2002

Pin Your Spin

Basin Street

2004

Do Not Disturb (EP 4 titres)

FHQ

2007

Live: Mo Hippa

FHQ

2008

Occapella!

FHQ

2012

ycleajon

Mon choix : Alligator lips & Dirty Rice (Go Ahead Baby / Long Distance Lover / C'mon Second Line / Groove Me / In the Mood / Big Chief / Let Them Talk / Pick Up the Pieces / Burnt Mouth Boogie)

Le premier album du pianiste, alors quasiment inconnu, enregistré en 1989. Fabuleux CD, avec des reprises d’enfer (Groove Me, Big Chief) et des compositions étonnantes …pour un anglais (C’mon Second Line, notamment, typique de la cité du croissant).

Internet : www.joncleary.com ; www.facebook.com/pages/Jon-Cleary/91593160873 ; www.myspace.com/joncleary