Lee Diamond

(19?? - 1981)

Chanteur – Batteur – Saxophoniste – Auteur – Producteur

R’n’B

?

Naissance de Wilbert Smith, à New Orleans, en Louisiane.

Il y a, a priori, très peu d’information sur cet artiste qui apprend à jouer de multiples instruments et commence à se produire dans divers orchestres dès le début des années 50.

1951 – 1955

Dès 1951, il enregistre, en tant que batteur, pour Roy Brown qui l’engage pour ses sessions Deluxe à Cincinnati. En 1954, il joue du saxophone dans le groupe de scène de Shirley & Lee. C’est à cette époque également qu’il participe à l’enregistrement du fameux Please, Please, Please de James Brown, toujours au saxophone. Alors qu’il se trouve à Nashville lors d’une tournée, il est recruté, avec le batteur Charles Connor, par un jeune chanteur originaire de Macon, en Georgie, du nom de ‘Little Richard’ Penniman, pour son nouveau groupe, The Upsetters. Le groupe devient de plus en plus populaire grâce à son chanteur et tourne, à partir de Macon, dans toute la Georgie et les états voisins. Après une rencontre avec Lloyd Price, Little Richard sollicite Art Rupe et Bumps Blackwell pour que Specialty Records rachète son contrat avec le label Peacock de Don Robey.

1955 – 1957

Sur l’insistance de Little Richard, Art Rupe accepte finalement et organise une première session légendaire dans les studios J&M de Cosimo Matassa, en 1955. Wilbert Smith ne fait pas partie des musiciens qui enregistrent les chansons qui entreront dans l’histoire, mais il est conservé par Little Richard dans les nouveaux Upsetters, maintenant sous le nom de Lee Diamond, ainsi que Connor, le batteur. Deux autres saxophonistes, rencontrés lors des sessions Peacock, Grady Gaines et Clifford Burks, sont également engagés. En 1956, il co-écrit la chanson Chonnie-On-Chon, avec James Brown. Bien qu’étant quasiment en permanence en tournée, Lee Diamond et les Upsetters enregistrent deux titres, Keep A Knockin’ et Ode My Soul avec Little Richard dans une station de radio à Washington, en 1957.

1957 – 1958

Après la défection de Little Richard, en octobre 1957, pour la religion, le groupe, dirigé maintenant par Grady Gaines, engage le chanteur Dee Clark, de Chicago, pour terminée la tournée. Lee Diamond alterne alors le saxophone et le piano. Dans le sud du pays, c’est James Brown qui assure certaines dates !

1958 – 1960

Une fois la tournée bouclée, le groupe revient à Chicago et signe chez Vee-Jay Records, avec Emile Russell à la batterie, en remplacement de Connor. Il enregistre un single, avec Dee Clark au chant, qui est publié sur la sous-marque Falcon. Deux autres titres, des instrumentaux, The Strip et Upsetter, sont enregistrés lors de la même session. Ils sont aussi publiés sur Falcon, sous le nom du groupe. Mais surtout, deux autres titres, toujours issus de cette session, font leur apparition sur Vee-Jay sous le non de Lee Diamond. Il s’agit de deux superbes R’n’B, Hatti Malatti et Mama Loochie, tous les deux signés Lee Diamond. Malgré un super son, dû entre autre au jeu de batterie de Russell, le disque ne fait évidemment pas le poids face aux titres incendiaires de Little Richard ! Le groupe enregistra au moins quatre autres titres pour Vee-Jay, mais rien ne fut publié.

1960 – 1961

En 1960, Lee Diamond quitte les Upsetters et rentre à New Orleans où il travaille, notamment avec Allen Toussaint, chez Minit Records. Le label publiera deux singles, I Won’t Be Me / Please Don’t Leave, en 1960, et Let Me Know / I Need Money, en 1961. Les deux titres du single de 1960 se trouvent également sur la compilation Bandy (70006) Home of the Blues publiée au début des années 80 par Joe Banashak.

1962 – 1965

Après la période Minit, Lee Diamond a l’opportunité d’enregistrer un single pour Joe Marascalco qui, lorsqu’il travaillait à Specialty, notamment avec Little Richard, avait fait sa connaissance. Le disque, sortit, semble-t-il, en 1962 (bien que certaines sources indiquent 1966 !?) sous le nom de Lee Diamond With The Challengers sur le label Lola Records de Marascalco …mais aussi sur un autre label, Bourbon Street Records, avec le même numéro (100) ! Les deux titres du 45t étaient  Good Old Summertime, une chanson pop dans le style à la mode de l’époque, et Nothing But A Playboy, un titre plus dans le style de Little Richard.

1965 – 1967

En 1965, Lee Diamond collabore avec George Davis, le guitariste et arrangeur qui vient de créer Par-lo Records, avec Red Tyler et Warren Parker. Ensemble, ils écrivent des chansons. Un jour, Diamond propose à Davis une chanson qu’il a intitulée Tell It Like It Is. Mais – pour une raison inconnue – Lee Diamond se retrouve en prison sans avoir écrit de texte. Davis va donc le faire, avec comme base le titre donné par Diamond. La suite est entrée dans l’histoire, après la publication, par Par-lo, du single d’Aaron Neville, avec Why Worry en face B, une autre composition de Diamond.

1967 – 1981

Lee Diamond continua à écrire des chansons. On en trouve la trace sur des disques de Robert Parker (I Caught You In A Lie ; Yak Yak Yak), ainsi que sur un single de Marilyn Barbarin, tous sur Nola Records.

Vers 1971, Lee Diamond eut une dernière occasion d’enregistrer, encore une fois avec George Davis, car un 45t fut publié sur International City avec Nobody But You et You Were Made For Me.

1981

Lee Diamond est décédé en 1981.

Multi-instrumentiste, chanteur, auteur-compositeur, le talent de Wilbert Smith – Lee Diamond aurait dû lui permettre de connaître un succès beaucoup plus important. Mais le sort en a décidé autrement, et nous a toutefois donné de belles chansons, ne serait-ce que l’immense Tell It Like It Is d’Aaron Neville.

Discographie

The New Orleans Connection (The Upsetters – une face avec Lee Diamond)

Charly R&B

1984

The Upsetters

La Cienaga

2003

Mon choix : The New Orleans Connection (Hatti Malatti / The Strip / A Girl In Every City / Wake Up / Baldhead Baby / Upsetter / Mama Loochie / Upsetter Rock)

Une face entière du groupe avec Lee Diamond, sous son nom ou sous le nom des Upsetters, dont le fameux Hatti Malatti (l’autre face comprend les titres du groupe après le départ de Lee Diamond ; le chant est alors assuré par Leonard Carbo ou Larry Birdsong).