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Warren STORM

(1937 - )

Chanteur / Batteur

Swamp Pop

18/02/1937

Naissance de Warren Schexnider, dans la Paroisse de Vermilion, à environ vingt miles de Lafayette. Sa famille s’installe ensuite à Abbeville, la ville principale de la paroisse. Warren, dont le nom est d’origine créole allemande, est un pur cajun qui ne parle que le français cajun jusqu’à sa troisième année d’école. D’ailleurs ses parents n’ont jamais appris plus de quelques mots d’anglais. Son père, Simon, est un musicien. C’est lui qui enseigne le musique à son fils. Simon maîtrise plusieurs instruments, guitare, accordéon, harmonica, violon et batterie, instrument dont il joue au sein des Rayne-Bo Ramblers. Il joue aussi dans les orchestres de Happy Fats, de AL Terry et de Doc Guidry. C’était des orchestres de cordes (string bands) et ils jouaient de la musique country et de la musique cajun.

1948 – 1951

Dès 1948, le tout jeune Warren, qui joue déjà de la guitare et de la batterie, commence à faire partie de petits groupes de country & western qui se produisent autour d’Abbeville. Ils jouent des chansons d’artistes comme Faron Young, Lefty Fizzell et, bien sûr, Hank Williams., l’une des premières idoles de Warren. Warren aura d’ailleurs la possibilité de le rencontrer lors d’une représentation du célèbre spectacle Hadacol de Dudley J. LeBlanc, en 1948. En 1950, son père, qui jouait alors avec Happy Fats, est tombé malade. Happy Fats lui demande s’il connaissait quelqu’un susceptible de le remplacer. Il proposa son fils, Warren, qui assura ainsi son premier job de musicien. Cette première expérience lui donna l’envie de devenir professionnel.

1951 – 1953

Alors qu’il est au lycée, il rejoint Larry Brasso and the Rhythmaires avec qui il joue de la musique cajun et du country & western.

1953 – 1956

Ensuite, il intègre l’orchestre du saxophoniste Herb Landry, The Serenaders avec lequel il joue du rhythm and blues pour la première fois. Il joue parfois également avec The Cardinals, le groupe de Bobby Charles, un ami du même âge que lui. Avec lui, il se rend souvent à New Orleans où il rencontre beaucoup d’artistes de rhythm and blues de l’époque comme les batteurs Charles ‘Hungry’ Williams et Earl Palmer, dont il étudie le jeu pour perfectionner sa technique.

1956 – 1958

C’est en 1956 que Warren forme son premier groupe, The Wee-Wows (‘wee-wow’, selon lui, était le cri du public des clubs lorsqu’il faisait un solo de batterie). IL changea aussi son nom en Storm, nom qu’il emprunta à une vedette de l’époque, Gale Storm, et qui lui permettait de conserver les mêmes initiales, WS ! Le groupe joue dans tout le sud de la Louisiane un mélange de cajun, de country, de rhythm and blues « à la Fats Domino » et de rock « à la Elvis Presley » qui fait le bonheur du public de tous les clubs de Lafayette, Crowley, Kaplan et Ville Platte. Le groupe comprend alors, outre Warren à la batterie et au chant, Al Foreman à la guitare, Bobby MvBride à la basse et Merton Thibodeaux au piano.

1958 – 1963

Au printemps 1958, Warren Storm fut présenté à Jay Miller par Clifford LeMaire, un artiste de chez Hot Rod & Khoury, également propriétaire du Rainbow Inn Club de Kaplan. Le producteur proposa d’auditionner le jeune Warren qui, grattant sa guitare, chanta des chansons de Fats Domino, Hank Williams et Elvis Presley. Miller aima sa voix et lui suggéra d’enregistrer un vieux standard de country & western, Prisoner’s Song, dont il avait réécrit des paroles. Il leur fallait une autre chanson pour la face B, alors Miller s’y attela et, en une demi-heure, écrivit Mama, Mama, Mama (Look What Your Little Boy’s Done). Ils organisèrent une séance d’enregistrement une nuit de mai 1958 pendant laquelle les deux chansons furent mises en boîte. Il y avait Roy Perkins au piano, Guitar Gable à la guitare, et deux membres de son groupe, le guitariste Al Foreman et le bassiste Bobby McBride. Warren Storm chantait et assurait la partie de batterie. Miller, qui travaillait déjà avec Ernie Young pour son label Excello de Nashville, le persuada de sortir le 45t sur sa filiale Nasco. Le premier disque de Warren Storm fut un tube : il atteint la 81ème place du Billboard Hot 100 en août 1958. ça commença tout d’abord en Louisiane, à New Orleans, bien sûr ; puis Houston, au Texas, Birmingham, en Alabama et Memphis, au Tennessee. Warren partit en tournée pour faire la promotion du titre et participa à une émission de télévision à Memphis. Il eut même, à cette occasion, l’opportunité de rencontrer une autre de ses idoles, Elvis presley. Prisoner’s Song se vendit à plus de 250 000 exemplaires, devenant ainsi l’un des premiers titres de swamp pop à atteindre un tel niveau. C’est à cette époque que Warren changea le nom de son groupe qui evint The Jive Masters. Trois autres 45t furent publiés sur Nasco, mais sans retrouver le même succès, bien que Troubles, Troubles (Troubles On My Mind), So Long, So Long (Good Bye, Good Bye) (encore deux compositions de Miller) et Birmingham Jail se vendirent bien.

A L’expiration du contrat avec Nasco, Warren obtint un modeste succès local avec I Thank You So Much publié sur Rocko, un des labels de Miller.

En 1960, Warren Storm signe chez Top Rank qui organise une coûteuse session à Nashville avec de prestigieux musiciens comme Floyd Cramer, Boots Randolph, Hank Garland, Buddy Harmon et Grady Martin. Mais ces musiciens de country sont incapables de saisir le ‘feeling’ du swamp pop du sud de la Louisiane et le résultat, les fades Bohawk Georgia Gring et No No, publiés en 1961, ne donnent rien. Et, de toute façon, le label fit faillite quelques mois après. Les tentatives suivantes, sur Zynn, encore un label de Miller, et Dot, bien que de bonne facture rhythm and blues, ne échouèrent à entrer dans les charts. Le nouveau groupe que Warren monte, en ce début des années 60, s’appelle The Wanderers.

Tout en essayant de se faire un nom, Warren Storm, ainsi que son guitariste Al Foreman, et son bassiste Bobby McBride, constitue alors – de 1958 à 1963 – la base rythmique du groupe de studio de Jay Miller. Il sont généralement complétés par Lionel Prevost, Harry Simoneaux et Peter Gosch aux saxophones et Katie Webster au piano. Ils accompagnent les artistes que Miller enregistre, tels que Lightnin’ Slim, Slim Harpo, Lonesome Sundown, Lazy Lester, Carol Fran et bien d’autres.

1963 – 1969

En 1963, Warren Storm commence une collaboration fructueuse avec Rod Bernard et Skip Stewart. Ils forment The Shondells, un groupe de rock’n’roll avec lequel il va parcourir tout le sud de la Louisiane pendant des années, jusqu’à leur séparation, en 1970. Ils publièrent quelques 45t et un album sur La Louisianne Records. En effet, à cette époque, c’est au studio La Louisianne de Carol J. Rachou, à Lafayette, que Warren exerce ses talents de batteur de studio. Il apparaît sur les enregistrements d’artistes cajun comme Doc Guidry, mais aussi de chanteurs country comme Al Terry et Eddy Raven et, bien sûr, d’artistes de swamp pop comme Jewel And he Rubies, Bobby Charles et Dale & Grace. C’est lui qui officie sur le N° 1 du duo, I’m Leaving It Up To You.

Malgré cela, il est contraint, afin de compléter ses revenus de musicien, de prendre un travail régulier dans une imprimerie de Lafayette, en 1964.

Pendant ce temps, il avait signé un contrat sous son nom, fin 1963, avec Huey Meaux qui passa un accord avec le nouveau label Sincere de Delaware County, en Pennsylvanie. Il fit sa première session pour Meaux à Jackson, dans le Mississippi. Là, il n’avait plus qu’à chanter sur des pistes instrumentales déjà enregistrées. Il ne jouait donc pas de la batterie et n’avait aucun contrôle sur la musique. Il fit également une session à New Orleans, avec Mac Rebennack au piano, arrangée par Leo O’Neil, le tromboniste. Issus de ces sessions, quelques titres émergèrent, comme The Gypsy en 1964, Jack And Jill, écrit pat Joseph Barrios, Jr. (Joe Barry), Love Rules The Heart et Thet Won’t Let Me In. En 1967, il apparaît sur Teardrop, un autre label de Huey Meaux, avec Tennessee Waltz, puis sur Atco pour un seul 45t, Rock Down My Shoes, toujours avec Meaux, en 1968.

1969 – 1973

Apparemment, Meaux eut quelques déboires en 1969, ce qui laissa Storm sans label jusqu’en 1973.

1973 – 1980

En 1973, il revient chez Jay Miller qui vient de créer un nouveau label, Showtime. Il enregistre d’abord un titre country & western, Lord I Need Somebody Bad Tonight, qui se vend à plus de 7 000 exemplaires dans la région. Encouragé par ce petit succès, Jay Miller est d’accord pour qu’il enregistre – enfin – son premier album, avec son groupe, Bad Weather. L’album, intitulé symboliquement At Last…, est publié en 1974. Outre de nouveaux titres, il contient également de nouvelles versions de Prisoner’s Song et Mama, Mama, Mama, les deux chansons de son tout premier 45t, pour Jay Miller ! My House Of Memories, le titre qui ouvre la seconde face, sera aussi un succès local, en 1975. Ses deux chansons (Lord I Need Somebody Bad Tonight et  My House Of Memories) deviedront, avec le temps, deux classiques du swamp pop de cette époque. Warren Storm continue de se produire avec son groupe, Bad Weather, et effectue toujours des sessions d’enregistrement pour d’autres artistes comme pour Rod Bernard et Clifton chenier (Boogie In Black & White, en 1976) ou Freddy Fender (Swamp Gold, en 1978). C’est aussi à cette époque que Huey Meaux publiera deux albums sur le label Crazy Cajun, où apparaît Warren Storm, avec du matériel datant des années 60. En 1979, il refera pendant un temps équipe avec Rod Bernard avant d’enregistrer une nouvelle fois un album pour Jay Miller …qui vient de créer un nouveau label, Master-Trak. L’album, intitulé Sincerely, est publié en 1980, mais ne donne rien, malgré quelques bons titres comme le Tennessee Blues de Bobby Charles, et la présence du jeune et talentueux Sonny Landreth.

1980 – 1985

En 1980, Warren Storm quitte définitivement son job régulier à l’imprimerie et forme un nouveau groupe avec deux amis, Willie Tee (Trahan) et James Stelly. Pendant des années, le groupe va écumer la région et enregistre un 45t pour le label Starflite de Huey Meaux. Le disque avec Things Have Gone To Pieces et Please, Mr. Sandman, est distribué par CBS en 1984 mais n’obtient pas le succès escompté. Avec le choc pétrolier de l’époque, il est de plus en plus difficile de dégoter des engagements et le groupe doit se résoudre à la séparation. C’est alors que le hasard va se manifester par l’intermédiaire d’Eddy Raven. Ce dernier entre un jour dans la galerie d’art de Bob Hendricks, à Hendersonville, près de Nashville, dans le Tennessee. Hendricks, amateur de musique des années 50 et 60 aimait passer des chansons en fond musical. Ce jour-là, en discutant, il dit à Raven que son chanteur préféré avait toujours été un certain Warren Storm… dont il ne savait plus rien depuis plus de vingt ans. Raven lui répondit, à sa grande surprise, qu’il connaissait bien Warren Storm, qu’il habitait, comme lui, à Lafayette et, enfin, qu’il avait été le batteur lors des séances d’enregistrement de son premier disque (That Cajun Country Music – La Louisianne LL-127 – 1969). Hendricks, très surpris d’apprendre que son chanteur préféré était aussi un batteur réputé, récupéra ainsi son numéro de téléphone. Un coup de fil et une lettre émouvante à Lafayette plus tard, les deux hommes se mirent d’accord pour enregistrer un nouvel album. Warren Storm se rendit donc à Hendersonville et enregistra les douze titres de l’album Heart N’Soul que publiera Hendricks sur le label South Star, créé pour l’occasion. Le 45t, avec Seven Letters et I Need Somebody Bad se vendit bien mais, encore une fois, pas suffisamment pour entrer dans les hit-parades nationaux. Floyd Soileau rééditera l’album en CD sur Jin Records au début des années 90 et Seven Letters deviendra finalement un standard du swamp pop.

En 1985, Warren Storm est toujours très actif, dans les clubs de Lafayette et des environs, et comme batteur de studio. C’est lui, notamment, qui tient la batterie sur la reprise de My Toot Toot de John Fogerty, enregistrée dans le studio de Jay Miller.

Pendant un temps, il anime également sa propre émission de télévision Sur KADN TV à Lafayette, dans laquelle il diffuse, entre autre, des prestations de Cypress.

1985 – 1999

Après la séparation de Cypress, Warren Storm intègre l’orchestre maison du Yesterday club de Lafayette.

En 1989, il fait partie, avec Clint West et Johnnie Allan, deux autres légendes du swamp pop, du groupe Cajun Born de Rufus Thibodeaux avec lequel il enregistre le disque du même nom, publié sur La Louisianne records, entre cajun et swamp pop.

En 1991, Floyd Soileau, qui utilise souvent Warren comme batteur de studio, fait la réflexion qu’il a enregistré à peu près toutes les vedettes de swamp pop… à l’exception d’une : Warren Storm. Ce dernier a toujours été sous contrat avec quelqu’un d’autre ! L’opportunité se présenta finalement, et c’est donc au studio La Louisianne que fut enregistré Night After Night, publié sur Jin en 1992. Storm y chante quelques unes des chansons de son immense répertoire, dont certains de ses anciens tubes et pas mal de reprises.

Il participe également, en 1991 et 1993, à deux tournées internationales avec Johnnie Allan.

Début 1995, il rejoint Kenny and the Jokers qui devient Bientôt la nouvelle version de Warren Storm And Bad Weather, groupe avec lequel il écume encore et toujours les clubs du sud de la Louisiane, comme le Back To Back et le Four Seasons de Lafayette.

A la fin des années 90, Warren Storm travaille avec Steve Grisaffe,  son « fils musical », comme il l’appelle. Steve Grisaffe est aussi un artiste de swamp pop et de country. Avec lui, il publie deux albums, Take Me One More Time, en 1997 et Live And In The Studio, en 1999, dans lesquels on retrouve également son pote Willie Tee au saxophone (un troisième CD – Best Of The Rest – verra le jour en 2002 avec douze des vingt titres de ces deux albums). En 1999, toujours sous la houlette de Grisaffe, il enregistre quatre titres magnifiques destinés à cotoyer d’autres nouveaux enregistrements par Johnnie Allan, Lil’ Alfred, Rod Bernard et Willie Tee sur un superbe CD, tout simplement intitulé Louisiana Legends.

1999 – 2004

C.C Adcock, un guitariste louisianais, amoureux du swamp pop, lui propose de monter un super groupe autour de lui avec trois générations différentes de musiciens. Ce sera l’aventure Lil’ Band O’ Gold qui se concrétise, en 2000, avec la publication de l’album éponyme sur Shanachie. Entouré de musiciens talentueux et enthousiastes, d’horizons divers, Warren donne le meilleur de lui-même et le résultat est à la hauteur des espérances : fabuleux ! Il partage alors son temps entre les apparitions sous son nom et celles avec Lil’ Band O’ Gold, gérées par C.C. Adcock et son groupe. C’est lors d’une de ces « jam sessions » à New Orleans qu’il est abordé par George Paulus qui lui propose d’enregistrer un pot pourri de morceaux de blues qu’il jouait à l’époque dans le studio de Jay Miller. Finalement, lors d’un petit tour dans les environs de Chicago, en décembre 200, juste avec le minimum, c’est-à-dire basse, batterie, guitare, et harmonica, ils mettent en boîte 14 titres, sans aucun ‘re-recording’, Warren chantant tout en jouant de la batterie ! Le CD, publié en 2002, sous le nom de Warren Storm & The Blues Rockers, s’intitule Dust My Blues! Et sent bon les années 50 et 60, avec des reprises comme Sugar Bee ou Rainin’ In My Heart.

La même année, Warren revient à un swamp pop, pur et dur, grâce à un autre musicien louisianais fan de lui, Hunter Logan. Dix nouvelles chansons sont enregistrées, dont quatre écrites par Logan lui-même, et quatre par Duane Schurb. L’album, Godfather Of Swamp Pop, est donc publié sur Hunter Logan Enterprises (HLE) en 2002.Un très bel album, dans lequel on retrouve des artistes louisianais comme Ronnie Boudreaux et le saxophoniste Jason Parfait.

Warren reste donc toujours actif, bien qu’il approche de ses 70 ans ! Avec Lil’ Band O’ Gold, on peut l’entendre chaque année au Jazz Fest, ainsi qu’au Ponderosa Stomp.

Depuis 2004

Constatant un certain engouement pour le swamp pop – Lil’ Band O’ Gold & C.C. Adcock y sont assurément pour quelque chose – Warren Storm et Willie Tee décident de reformer Cypress. Depuis 2004, ils parcourent à nouveau le sud de la Louisiane pour le plus grand plaisir de leurs fans. Cette collaboration sera, pour la première fois, immortalisée sur CD en 2008 avec la parution, sur Jin Records, de Warren Storm – Willie Tee & Cypress, un assortiment de 14 titres de leur énorme répertoire. Les deux compères sont toujours en pleine forme en 2009 : ce sont eux qui, accueillant également Tommy McLain et T.K. Hulin, assurent la « supersession » swamp pop au Jazz Fest de cette année-là ! Il récidive en 2013 avec Willie Tee & Cypress et publie l’album Swamp Pop Jukebox ; il a déjà plus de 75 ans !

Surnommé le « Parrain du Swamp Pop », Warren Storm est une figure incontournable du genre. Chanteur attachant à la voix légèrement éraillée et plaintive, il fut aussi un batteur très demandé que tout le monde a entendu, à un moment ou un autre… souvent sans le savoir !

Discographie (discographie détaillée)

Al Last…

Showtime

1974

Boppin’ Tonight (une face seulement)

Flyright

1977

Family Rules

Crazy Cajun

1978

Warren Storm & Johnny Allen (une face seulement)

Crazy Cajun

1978

Sincerely

Master-Trak

1980

Country By Storm

Starflite

198?

Heart & Soul

South Star

1984

Mama Mama Mama (The Legendary Jay Miller Sessions – Vol. 39)

Flyright

1984

Night Ater Night

Jin

1991

Take Me One More Time

Star

1997

Live And In The Studio

Swamp Pop

1999

King Of The Dance Halls – The Crazy Cajun Recordings

Edsel

2000

Best Of The Rest

Raplh

2002

Dust My Blues!

St George

2002

Godfather Of Swamp Pop

HLE

2002

ystorwar

Mon choix : Godfather of Swamp Pop (Why, Why, Why / Godffather Of Swamp Pop / How Did We Ever Fall Apart / What’s The Reason / Actions Speaks Louder Than Words / I’ve Lost Everything / Touch Me One More Time / Annabelle / What’s New With You Today / Baby Come Back Home)

Celui-ci parce qu’il est relativement récent et, surtout, parce qu’il s’agit de pur swamp pop !

Mais tous ses albums sont à découvrir…

Pour en savoir plus : South To Louisiana - The Music Of The Cajun Bayous, par John Broven (Pelican, 1983) ; Swamp Pop – Cajun and Creole Rhythm and Blues, par Shane K. Bernard (University Pres of Mississippi, 1996)

Films : The Promised Land : A Swamp Pop Journey !,  Room 609 films, 2009

Internet : www.cypressband.com